Bienvenue dans la commune de Kanfarandé

Présentation de la commune de Kanfarandé

http://bokemergent.com/prentation/BintimodiaKanfarandé est la plus septentrionale des communes rurales du littoral guinéen. Frontalière de la Guinée Bissau au nord-ouest, elle est limitée par les CR de Sansalé et Dabiss au nord, Tanènè au nord-est, Kolaboui à l’est et Kamsar au sud-est. C’est l’une des plus grandes CR de la Guinée maritime et l’une des plus hétérogènes car fragmentée en de multiples petites iles qui sont autant de secteurs. Les zones insulaires de la CR présentent une situation souvent moins enclavée que les secteurs continentaux et ce en raison de l’absence ou de la déficience des infrastructures de communication.

Formée  de 15 districts dont sept dans les iles, la CR de Kanfarandé tire son originalité des iles Tristao à plusieurs milieux marins, jusqu’à la limite avec la Guinée Bissau. Ses 15 districts sont de tailles relativement analogues, à l’exception de Koukouba qui, avec 161 km2 représente 14% du territoire de la CR.

Seul le district de Kambilam est strictement continental ne possédant aucune zone de marées maritimes. C’est dans ce district que se trouve le secteur de Bissitè, le plus grand (64 km2) et le plus isolé de la CR. L’absence de la composante amphibie et le fait que ce secteur offre peu de zones cultivables le rendent moins attractif pour la population.

Le relief de la CR de Kanfarandé est peu accidenté. De la mer vers la partie continentale, il existe de vastes plaines de mangroves, d’arrière mangroves et de bas-fonds plus ou moins fertiles.

La faible densité de la population et l’étendue qu’occupe la CR expliquent l’existence de vastes étendues de forêts et de savanes. Dans certaines parties, on rencontre des répliques de forêts sèches et humides. 

Des bras de mer, des estuaires comme le Rio Campony, le Rio Baranba, et le Rio Nunez et de plus petits cours d’eau (le Tonkima, les marigots de Boffadar et les marigots de Dobaly) forment le réseau hydrographique de la CR de Kanfarandé.

Kanfarandé compte une population de plus de 21 796 habitants répartie dans les deux zones distinctes (les iles et le continent) dont l’ensemble atteint une superficie totale de 1 725 km2. C’est l’une des plus grande CR de la Guinée Maritime.

Les principales activités productives de la CR de Kanfarandé sont la pêche, l’agriculture, l’élevage, l’extraction de l’huile de palme, l’extraction traditionnelle de sels, l’aviculture et le petit commerce.

La pêche industrielle et la pêche artisanale sont pratiquées en pleine mer, dans les estuaires, les bras de mer et chenaux. La CR comprend une quarantaine de débarcadères et de ports de pêche dont les principaux sont les ports de Kapkin, de Boffa-dar (Kaséquéli), de Katfoura, de Katchek, de Kasmack, de Kéréwane, de Nompou, de Kanfarandé Centre, de Koukouba (Kagbassa), de Kamkoi, de Kandokhlo, de Dogbaly (Karogbo), de Kalagba, de Kapsine, de Lansanaya (Kounsougou), de Dabribon (Filima bagataye) et de Kibanco.

Les iles (Katfoura, Katchek) sont de très grands centres de pêche et d’échange où plusieurs nationalités se côtoient. Il est à noter que ces lieux sont de grands pôles économiques pour la CR, mais le manque de gestion rationnelle fait que la CR ne perçoit presque pas de recettes de ces grands ports de pêche. La société ANAM tire de grands profits dans cette zone.

L’agriculture est l’une des activités principales de la population de la CR de Kanfarandé. Elle mobilise la plus importante couche de la main d’œuvre active. Cette activité fondamentale est fortement  influencée par les différentes unités de relief et les habitudes des paysans selon les ethnies. Toutefois elle reste une agriculture de subsistance.

Le système de culture est à prédominance la culture du riz. Elle est suivie par celles de l’anacarde, de l’arachide, du fonio, du manioc et du maïs. Les cultures fruitières sont peu développées. On y rencontre le manguier, le cocotier, le colatier, l’oranger et le bananier.

Si l’agriculture et la pêche sont les principales activités de la population, l’élevage occupe une place non moins importante sur le plan social et économique. Le cheptel est principalement composé de bovins, d’ovins, de caprins, de porcins et de volailles.

L’extraction de l’huile de palme est pratiquée, surtout les femmes de toutes les ethnies, dans le but de satisfaire aux besoins de consommation familiale et les marchés hebdomadaires.

L’extraction traditionnelle du sel est pratiquée par toutes les ethnies de la CR que ce soit dans les iles ou sur la partie continentale. Cette activité contribue à équilibrer le budget de beaucoup de ménages.

Quant au commerce, il n’est pas très développé dans la partie continentale de la CR, mais se pratique à grande échelle dans les iles où les commerçants généralement des peulhs sont installés dans les campements de pêcheurs.

Kanfarandé à l’instar des autres CR de la préfecture de Boké compte plusieurs  organisations paysannes qui évoluent tant bien que mal dans les domaines spécifiques. On note la présence des groupements de pêcheurs, d’agriculteurs, de mareyeurs, de producteurs de sel, d’extracteurs d’huile de palme, d’association de jeunes et d’associations de ressortissants, ces organisations évoluant pour la plupart dans l’informel.

Malgré l’appui de certaines ONG et de divers projets, ces organisations ne trouvent toujours pas le facteur déclenchant et la plupart n’ont pas de statuts ni de règlement intérieurs.

 

Voir le PDL 2018-2022 de Kanfarandé pour plus de détails. administrés par facinet conte et mmah soumah

Carte de la commune de :Kanfarandé

Carte de la CR de Kanfarandé