Bienvenue dans la commune de Kolaboui

Présentation de la commune de Kolaboui

La sous-préfecture de Kolaboui est  située à 22 km du chef-lieu de la préfecture de Boké sur l’axe Conakry – Boké. Elle couvre une superficie de 254 km2 et elle est limitée à l’est par la commune de Boké, à l’ouest par la CR de Kamsar, au sud par celle de Bintimodia, au nord par la CR de Tanènè, au nord-ouest par celle de Kanfarandé et au nord-est par la celle de Malapouya.

 

Son relief est peu accidenté, à cause de sa position géographique bordant le littoral. On y rencontre des plaines alluviales et des plaines continentales tout au long des cours d’eau. Arbustive et herbacée, la végétation de la CR est du type tropical côtier. Elle est représentée au nord-ouest par  la mangrove sur les berges du Rio Nunez et des marécages en partie vers le sud-ouest. On y trouve principalement des palmiers à huile, des cocotiers, des forêts claires et de la savane au fur et à mesure qu’on s’éloigne vers le nord-est. Il existe par ailleurs des galeries forestières qui protègent quelques cours d’eau sur toute l’étendue de la CR. Le couvert végétal de la CR est menacé par les cultures sur brûlis, la déforestation et la coupe abusive du bois pour satisfaire les besoins primaires en nette évolution. Il s’agit de cultures vivrières traditionnelles, de bois de chauffe, d’œuvre et de service, charbon, récolte de vin de palme, fabrication de balais, etc. 

Le réseau hydrographique est assez dense, mais irrégulier sur l’ensemble du territoire. Il est composé de marigots, rivières et fleuves ayant un débit important en saison pluvieuse, mais la plupart se tarissent en saison sèche. Ces ressources en eau de surface constituent des réservoirs d’eau naturelle indispensables aussi bien pour l’alimentation domestique que pour les activités agro-sylvo-pastorales.

Kolaboui compte environ 62 000 habitants dont un peu plus de la moitié sont des femmes. La population de la localité est essentiellement à vocation agro-sylvo-pastorale, mais on y pratique aussi l’élevage, la pêche, l’artisanat et le petit commerce.

 

L’agriculture constitue l’activité principale de la population. C’est la base économique de la CR, qui renferme d’énormes potentialités agricoles et bénéficie de l’existence d’une ressource humaine active. On y recense  plus de 3 271 ha de plaines cultivables et de 250 ha de bas-fonds aménagés. Toutes les opérations culturales s’effectuent sur des sols hydromorphes et ferralitiques. On y pratique la culture du riz, du maïs, de tubercules, de légumes, du mil, du fonio, du sorgho, du taro, de la patate, de l’arachide, des cultures maraîchères, des cultures fruitières et d’exportation. Le maraîchage constitue la principale activité des femmes et demeure la principale source  de revenus de la majorité des femmes de certains groupements pendant la saison sèche.

 

L’élevage est pratiqué dans la majorité des districts, particulièrement sur l’axe est-ouest. Le mode d’élevage est essentiellement traditionnel et l’on constate une divagation des troupeaux, surtout en saison sèche, alors que les bovins partent en transhumance dans les plaines du littoral où ils profitent des riches pâturages.

 

La pêche constitue une activité importante. Elle est pratiquée dans la Tinguilinta (Rio Nunez) qui abrite quatre ports artisanaux qui ne sont opérationnels qu’à certaines périodes de l’année. De type artisanal, cette pêche se fait à l’hameçon et au filet. Elle est aussi pratiquée dans d’autres cours d’eau  pour les besoins alimentaires des ménages.

 

L’extraction d’huile rouge, de palmistes et de raphia est surtout réalisée dans la partie sud-est de la CR et contribue à l’économie familiale et locale. Une part de l’huile rouge produite est consommée localement et la plus grande part est exportée vers la Gambie, le Sénégal et la Guinée Bissao. L’huile de palmiste fait l’objet d’une extraction  artisanale par quelques femmes. Elle sert aussi à la fabrication du savon. Les palmes entrent dans la fabrication de nattes, de sékos et de nasses pour la pêche en eau douce. Les revenus qu’elles en tirent permettent aux femmes de subvenir à leurs besoins.

 

Le commerce local est en nette expansion en raison surtout de la prolifération de nombreuses boutiques et échoppes ces dernières années. Il concerne une gamme variée de produits agricoles locaux (riz, patate, huile, manioc, taro, arachide, gombo…) et d’élevage (viande, volaille, lait, beurre…), mais également des produits manufacturés en Guinée ou à l’étranger.

 

Il existe deux grands marchés hebdomadaires. Celui de Kolaboui se tient tous les dimanches. Il est fréquenté par des commerçants de Conakry, Boké, Kamsar et des autres villages de la CR. Celui de Kiyaye a lieu tous les mardis et il est fréquenté par les commerçants de Kamsar et les villageois de Kolaboui. Dans les districts, il existe quelques petites boutiques qui s’approvisionnent aussi dans ces marchés hebdomadaires.

 

La population de la CR se consacre aussi à l’extraction et à la commercialisation des agrégats comme le gravier, les blocs de pierres, le sable, la fabrication du charbon, la coupe du bois de chauffe, d’œuvre et de service.

 

Le corps des artisans est assez représenté au chef-lieu de la CR qui se trouve entre la ville de Boké et la Cité industrielle de Kamsar. On note aussi l’existence de quelques groupes d’artisans non structurés. Ce sont entre autres : les menuisiers, les tailleurs, les maçons, les boulangers, les chaudronniers, les bijoutiers, les forgerons, les teinturières, etc.

 

 

Voir le PDL 2016-2020 de la CR de Kolaboui pour plus de détails.http://bokemergent.com/prentation/Kanfarand%C3%A9

Carte de la commune de :Kolaboui

Carte de la CR de Kolaboui